Chapter 6, 21 April 1971

Title

Chapter 6, 21 April 1971

Subject

Nadia Boulanger

Creator

Denise Stravinsky, Denise Strawinsky

Date

21 April 1971

Source

Bibliothèque nationale

Type

Letter

Extracted Text

Denise Stravinsky to Boulanger
Geneva
April 21, 1971
Dear Nadia,
Théodore wants to think of nothing but the deliverance, thank God, of his beloved father. With
marvelous courage, he offers to God his pain as a son, and he confronts the whole situation,
certainly with pain, but with a spirit that will keep its serenity. As much in New York as in
Venice, we have constantly felt your faithful friendship, love, and the admiration that you have
had for our dear father. For Théodore and for me as well, I say to you, our great and dear Friend,
thank you for your prayers, for your constant thoughts, and your comforting friendship. I am
attaching to this letter a text that Théodore wrote just a month ago (and dedicated it to you), and I
would ask you be so kind as to have it read to you. I find it admirably refreshing, pure, and,
today, so upsetting. It is to accompany an album of records [that were] edited in Japanese in
Japan. We have to send it back to Tokyo at the beginning of May, but Théodore, according to his
contract, is free to have it published wherever he wants beforehand.
Given the tragic events, we wondered if it wouldn’t be an opportune moment to publish this text
in France, without delay, in an important newspaper and we thought about [Le] Figaro, in the
weekly literary insert. But unfortunately, we no longer know anyone! Nobody. In Geneva they
would take it right away, but the circulation would be too limited. If the text resonates with you,
dear Nadia, could you suggest to whom we should possibly address it, and better yet, could you
yourself speak to the Editor?
We have a series of contemplative photos of my dear father-in-law amid the members of his
family that (as is the case with Théodore’s text) shows a little-known side of Strawinsky that the
children would be happy to see returned to its [rightful] place, since, for a long time, [people]
have been working to erase the memory of a family life that was so deep, so true, so beautiful,
and which is engraved in the hearts of Igor and Catherine’s children, hearts which today have
been so painfully hurt.
I am ashamed to take your precious time, but I know you will forgive me.
Allow us to send you all our love along with our deep and grateful affection.
Denise
Denise Stravinsky à Boulanger
21 avril 1971
Genève
Chère Nadia,
Théodore ne veut penser qu’à la délivrance, remercier Dieu pour son bien aimé père. Sa
douleur de fils il l’offre avec un merveilleux courage et il affronte toute la situation, avec
douleur certes mais avec une âme qui veut garder toute sa sérénité. Votre fidèle amitié,
l’amour et l’admiration que vous aviez pour notre cher père, nous les avons constamment
sentis présents tout à New York qu’à Venise. Pour Théodore et pour moi aussi, je vous
dis, chère grande Amie, merci de vos prières, de vos constantes pensées, de votre
réconfortante amitié. Je joins à ces lignes un texte que je vous demanderais d’avoir la
bonté de vous faire lire, que Théodore a écrit il y a un mois à peine (et vous l’avait
dédié). Je le trouve admirable de fraicheur, de pureté, et aujourd’hui combien
bouleversant. Il soit accompagné un album de disques édité au Japon, en japonais. Nous
devons la remettre à Tokio [sic] début mai, mais Théodore, d’après son contrat, est libre
de la faire paraître avant et où il veut.
Étant donné les tragiques événements nous nous sommes demandé s’il ne serait pas
opportun de faire paraître ce texte, sans tarder, en France, dans un journal important et
nous avons pensé au Figaro dans la feuille littéraire hebdomadaire. Mais nous n’y
connaisseur, hélas ! plus personne. A Genève ou [sic] le prendrait tout de suite, mais la
diffusion en est trop limitée. Si le texte trouve en vous, chère Nadia, un écho, verriez-
vous la possibilité soit de nous dire à qui nous adresser soit, et mieux encore, en parler
vous-même à la Rédaction ?
Nous avons une série de photographies méditer [sic] de mon cher beau-père au milieu de
siens qui (comme la texte de Théodore) montre une figure de Strawinsky peu connue et
que les enfants seraient heureux de voir remise à sa place puisqu’on travaille depuis déjà
longtemps, à faire oublier une vie familiale qui fut si grande, si vraie, si belle, et qui est
gravée profondément dans le cœur, aujourd’hui si douloureusement blessé, des enfants
d’Igor et Catherine Strawinsky.
Je suis confuse de vous prendre votre temps si précieux mais je sais que vous me
pardonnerez.
Permettez-nous de vous embrasser avec notre profonde et reconnaissante affection,
Denise
*Accompagnée l’article de Théodore Strawinsky : « Igor et Catherine Strawinsky mes
parents au cœur de mes souvenirs d’enfant »

Files

Citation

Denise Stravinsky, Denise Strawinsky , “Chapter 6, 21 April 1971 ,” Digital Exhibits, accessed April 22, 2021, https://digex.lib.uoguelph.ca/items/show/2626.

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